Le Barreau de Port-au-Prince a annoncé, ce lundi 7 juillet, la suspension de l’avocat Me Caleb Jean Baptiste, ainsi que la fermeture de son cabinet, Caleb Jean Baptiste & Associés Law Firm, qu’il aurait illégalement domicilié à Delmas 83. La décision fait suite à une délibération du Conseil de l’Ordre en date du 3 juillet.
Selon le bâtonnier par intérim, Me Max Standley Lafortune, Me Jean Baptiste est désormais interdit d’exercer devant les juridictions de Port-au-Prince. Le dossier a également été transmis au Barreau d’Aquin, qui pourrait être appelé à statuer sur de potentielles suites disciplinaires.
Cette mesure disciplinaire survient dans un contexte tendu : Me Jean Baptiste s’était récemment retrouvé au cœur de plusieurs dossiers sensibles, alimentant les tensions avec le parquet. Aucun communiqué officiel n’avait encore été émis par l’intéressé au moment de la publication.
Le Barreau n’a pas précisé les motifs complets de cette sanction, mais la fermeture du cabinet pour défaut de conformité légale laisse entrevoir des irrégularités administratives et professionnelles.
En guise de réaction, le Cabinet Caleb Jean Baptiste & Associés, représenté par Me Caleb Jean Baptiste, dénonce une note émanant du Barreau de Port-au-Prince, signée par Me Max Standley Lafortune, lui interdisant de postuler dans cette juridiction et exigeant la fermeture de son cabinet. Le cabinet qualifie cette décision d’illégale, discriminatoire et arbitraire, affirmant qu’elle viole les dispositions légales régissant la profession d’avocat en Haïti (décret du 29 mars 1979).
Me Jean Baptiste rappelle que ce n’est pas la première tentative du Barreau à son encontre, et évoque des dossiers sensibles (UNIBANK, FNE, ULCC, etc.) comme toile de fond. Il rassure sa clientèle quant à la continuité légale de ses services et annonce son intention d’engager des actions légales contre Me Lafortune pour tentative de déstabilisation.



