La crise sécuritaire en Haïti continue de s’aggraver à un rythme alarmant. Entre le 1er octobre 2024 et le 30 juin 2025, au moins 4 864 personnes ont été assassinées dans le pays, selon un rapport conjoint publié le vendredi 11 juillet par le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Parmi ces victimes, 1 018 ont perdu la vie dans des actes de violence survenus dans l’Artibonite, le Centre, ainsi que dans les communes de Ganthier et Fonds-Parisien, situées à l’est de la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Le rapport indique également que 213 personnes ont été blessées et 620 autres enlevées dans ces mêmes régions au cours de cette période.
Les données illustrent une intensification des violences liées aux activités des groupes armés, qui continuent d’imposer leur loi sur une large partie du territoire national, notamment dans les zones rurales et périphériques. L’ONU déplore le climat d’impunité généralisé, le manque de capacité des institutions haïtiennes à répondre efficacement à la crise, ainsi que les conséquences humanitaires dramatiques pour les populations locales.
« Ces chiffres traduisent une détérioration rapide de la situation sécuritaire en Haïti et une atteinte grave aux droits fondamentaux de la population », souligne le rapport. Il appelle à une réponse urgente de la communauté internationale et à un soutien renforcé aux efforts de stabilisation, de justice et de protection des civils.
Alors que le pays reste sans institutions pleinement fonctionnelles et en proie à un vide politique persistant, les organisations internationales continuent de tirer la sonnette d’alarme sur l’urgence d’une intervention coordonnée pour restaurer l’état de droit et garantir la sécurité des citoyens haïtiens.



