La mairie des Gonaïves a exhorté la population au calme, au respect et à la sauvegarde des biens publics, à la suite d’une nouvelle attaque contre son bâtiment. Dans la matinée du lundi 2 février 2026, une partie de l’édifice communal a été incendiée, occasionnant d’importants dégâts matériels.
D’après les autorités municipales, des chauffeurs de taxi-moto, appuyés par des individus cagoulés, ont mis le feu à une section de la mairie. Plusieurs bureaux ont été ravagés, du matériel détruit et de nombreuses vitres brisées. L’intervention des forces de l’ordre et des autorités judiciaires a permis de maîtriser la situation et de rétablir l’ordre.
Réagissant à ces événements, le maire Donald Diogène a condamné ces actes de violence et rappelé leur impact négatif sur la collectivité. Il a souligné que chaque attaque contre un bâtiment public entraîne des dépenses importantes supportées par l’État, au détriment des besoins essentiels de la population, ajoutant qu’il est inacceptable de répéter de tels actes.
Selon une vidéo diffusée par la mairie, ces violences seraient liées à un mouvement de protestation des chauffeurs de taxi-moto, consécutif au décès de l’un des leurs. La victime serait morte sur le coup vers 1 heure du matin après avoir heurté un camion en panne depuis près d’un mois à Deschaos, dépourvu de toute signalisation.
Un manifestant affirme que ce camion immobilisé aurait déjà causé plusieurs accidents. Il explique que, plus tôt dans la matinée, les chauffeurs avaient sollicité l’aide de la police pour faire déplacer le véhicule, avant d’être orientés vers la mairie. Selon son témoignage, une altercation avec un agent de sécurité à l’hôtel de ville aurait ensuite dégénéré, provoquant la montée des tensions.
Au cours des troubles, le camion en panne a été incendié et des dommages matériels ont également été enregistrés à la mairie. En dehors du décès à l’origine de la protestation, aucun autre mort ni blessé n’a été signalé. Les autorités locales appellent au dialogue et à la responsabilité afin de prévenir de nouveaux incidents et de protéger les infrastructures publiques.



