La célébration du 222e anniversaire de la fête du drapeau haïtien a été entachée par un incident grave survenu le dimanche 18 mai au Cap-Haïtien. Williamson Saint-Fleur, un jeune professeur engagé dans la défense des droits du corps enseignant, a été violemment agressé par des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH), plus précisément de l’unité POLITOUR, alors qu’il participait à un rassemblement pacifique aux côtés d’autres enseignants.
L’incident s’est produit à proximité de la cathédrale Notre-Dame du Cap-Haïtien, où se déroulait une messe symbolique en présence de plusieurs membres du gouvernement. Les enseignants s’étaient réunis pour faire entendre leurs revendications en matière de conditions de travail et de respect de leurs droits. C’est dans ce contexte que Williamson Saint-Fleur aurait été pris à partie et violemment tabassé par des agents en uniforme.
La scène, choquante, a provoqué une vague d’indignation au sein de la communauté éducative et au-delà. Le Regroupement National des Travailleurs Haïtiens en Éducation (RENTRHED) a fermement condamné cet acte qu’il qualifie d’« atteinte grave à la dignité humaine et aux droits fondamentaux ». L’organisation dénonce un climat de répression croissant à l’égard des enseignants qui osent faire valoir leurs droits dans un contexte national déjà tendu.
Dans un communiqué publié ce lundi, le RENTRHED exige des sanctions immédiates contre les auteurs de cette agression et appelle à la mobilisation générale du secteur éducatif. « L’impunité ne doit pas l’emporter. Ce qui est arrivé à Williamson Saint-Fleur ne doit pas rester sans réponse », affirme l’organisation, qui réaffirme par ailleurs sa solidarité indéfectible envers le professeur victime.
De nombreuses voix s’élèvent désormais pour réclamer des explications de la part des autorités policières et gouvernementales. Des appels à la justice, à la transparence et au respect des droits des citoyens résonnent partout dans le pays.
Cet incident jette une lumière crue sur les tensions entre les forces de l’ordre et certains segments de la société civile, en particulier les travailleurs du secteur public en lutte pour de meilleures conditions.



