Suite à la disparition de deux journalistes, Osnel Espérance et Junior Célestin, introuvables depuis le 13 mars 2026, le Réseau des Journalistes Haïtiens (RENAJOUH), en partenariat avec Grenadiers Haïtiens pour le Développement (GREADE), a lancé un appel à la mobilisation générale le 14 avril prochain.
Dans une note publique, les deux organisations dénoncent une détérioration alarmante de la situation sécuritaire en Haïti, qu’elles jugent désormais intenable. Elles évoquent une recrudescence inquiétante de massacres, de disparitions forcées ainsi que des actes de violence répétés qui plongent la population dans une insécurité permanente.
Selon ces structures, un climat de peur généralisé s’installe et touche toutes les couches de la société, y compris les journalistes, particulièrement vulnérables dans l’exercice de leur profession. La disparition d’Osnel Espérance et de Junior Célestin est ainsi présentée comme une illustration frappante des risques encourus par les travailleurs de la presse.
Face à cette réalité, les initiateurs de la mobilisation entendent exprimer leur ras-le-bol et réclamer des mesures concrètes de la part des autorités. Ils appellent les journalistes, les organisations de la société civile et l’ensemble des citoyens à se joindre à une marche pacifique.
Le rassemblement est prévu à Delmas 48, d’où les participants se dirigeront vers la Primature. Par cette action, les organisateurs espèrent faire pression sur les dirigeants afin qu’ils prennent des décisions urgentes pour rétablir la sécurité et assurer la protection de la population.
« Il est temps de faire entendre notre voix pour exiger la sécurité, la justice et le respect de la vie », insistent-ils.
Dans un contexte national de plus en plus préoccupant, cette initiative est perçue comme un moment crucial pour attirer l’attention sur la crise sécuritaire et rappeler la nécessité d’une réponse étatique rapide et efficace.



