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Violations des droits des mineurs : Jeunesse Combattante (JECO) hausse le ton

À travers une note rendue publique le lundi 6 avril 2026, l’organisation Jeunesse Combattante (JECO), engagée dans la protection de l’enfance et la promotion des droits humains, a renouvelé avec fermeté sa position face à la circulation de vidéos sur les réseaux sociaux montrant de graves atteintes aux droits des enfants et des jeunes filles.

L’organisation exprime sa vive inquiétude devant la répétition de ces actes, notamment dans la ville de Cap-Haïtien. Malgré plusieurs dénonciations antérieures, ces pratiques continuent d’être organisées, traduisant une banalisation alarmante de comportements pourtant constitutifs de violations majeures des droits fondamentaux.

JECO salue toutefois la réaction officielle du Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes MCFDF, qui a condamné des faits d’agressions sexuelles et de harcèlement visant des jeunes filles lors d’un festival organisé dans la même ville. Cette prise de position confirme la gravité de la situation et souligne l’urgence d’une réponse concertée et rigoureuse.

Selon l’organisation, ces actes ne peuvent en aucun cas être assimilés à du divertissement. Ils constituent une atteinte grave à la dignité ainsi qu’à l’intégrité physique et psychologique des victimes et peuvent être considérés comme des formes d’abus et d’exploitation de mineures. JECO rappelle qu’aucun consentement ne peut être reconnu comme valable lorsqu’il s’agit de mineurs exposés à de telles situations.

L’organisation insiste également sur la nécessité d’établir une redevabilité claire. Au-delà des auteurs directs, la responsabilité doit aussi être imputée aux organisateurs, aux personnes ayant filmé et diffusé les images ainsi qu’à tous ceux qui ont encouragé, facilité ou toléré ces agissements.

En ce sens, Jeunesse Combattante (JECO) appelle les institutions concernées notamment la Brigade de Protection des Mineurs BPM, l’Institut du Bien Être Social et de Recherches IBESR, le Ministère des Affaires Sociales et du Travail ainsi que les autorités judiciaires à diligenter une enquête immédiate, à identifier les responsables et à engager des poursuites. Elle souligne également l’importance d’assurer la protection et l’accompagnement psychosocial des victimes.

Par ailleurs, l’organisation lance un appel à la vigilance et à la responsabilité collective. Parents, enseignants, leaders communautaires et acteurs de la société civile sont invités à dénoncer systématiquement toute forme de violence ou d’abus, à sensibiliser les jeunes à leurs droits et à refuser toute banalisation de ces pratiques.

JECO rappelle que la protection des enfants et des jeunes filles est une obligation à la fois légale, morale et collective. Le silence et l’inaction contribuent à renforcer l’impunité et exposent davantage les générations futures.

Enfin, Jeunesse Combattante (JECO) réaffirme son engagement constant en faveur des droits et de la dignité des enfants, appelant à une mobilisation générale pour garantir justice, protection et redevabilité.

Tolérance zéro face à toutes les formes de violence, d’abus et d’exploitation des enfants et des jeunes filles

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