L’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR) a exprimé sa profonde indignation et sa vive inquiétude à la suite d’un acte de violence survenu dans la matinée du dimanche 3 août, au centre d’accueil Saint-Hélène situé à Kenscoff. Une attaque armée, perpétrée par des individus non identifiés, a conduit à l’enlèvement du responsable de l’orphelinat, de plusieurs membres du personnel ainsi que d’un enfant âgé de seulement trois ans.
Dans un communiqué publié peu après les faits, l’IBESR dénonce un acte de barbarie d’une cruauté inqualifiable, qui constitue une atteinte grave à la sécurité des structures d’accueil et de protection de l’enfance en Haïti. L’institution affirme avoir immédiatement saisi la Police Nationale d’Haïti (PNH), via la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), afin que des mesures urgentes soient mises en œuvre pour protéger les enfants encore présents sur les lieux, ainsi que le reste du personnel.
Selon les informations disponibles, une collaboration était en cours entre l’IBESR et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) pour envisager la relocalisation des enfants et du personnel de ce centre. Toutefois, cette option avait été initialement jugée non prioritaire par les responsables de l’institution, en raison de l’absence perçue de menaces imminentes.
Face à cette tragédie, l’IBESR réaffirme sa mobilisation constante, en partenariat avec les organismes nationaux et internationaux de protection de l’enfance, pour assurer la meilleure prise en charge possible des enfants et des employés affectés par cet enlèvement collectif.
Ce drame met une nouvelle fois en lumière l’insécurité croissante qui sévit dans le pays, affectant particulièrement les structures vulnérables comme les orphelinats et les centres d’accueil pour enfants. L’IBESR appelle les autorités compétentes à renforcer la sécurité autour de ces institutions et à faire de la protection de l’enfance une priorité absolue.



