La situation s’est brusquement détériorée ce mercredi 29 avril 2026 à l’Administration générale des douanes (AGD), où des employés en colère ont décidé de fermer les accès de l’institution. Cette action visait directement le directeur général, Gérald Remplais, empêché d’accéder à son bureau.
À l’origine de ce mouvement, un profond mécontentement lié à la gestion de l’institution. Les protestataires dénoncent notamment plusieurs mois d’arriérés de salaire et exigent la régularisation des employés contractuels. Ils réclament également l’instauration d’une gestion plus rigoureuse et transparente au sein de l’AGD.
Les accusations portées contre le directeur général sont particulièrement graves. Des employés l’accusent de mauvaise utilisation des fonds publics et de détournement des recettes douanières, tout en lui reprochant de négliger ses obligations envers le personnel.
Le mouvement de protestation ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs jours, la tension ne cesse de monter. Mardi déjà, des employés contractuels avaient franchi un cap en érigeant des barricades enflammées pour dénoncer plus de huit mois de salaires impayés. Cette escalade témoigne d’un climat social de plus en plus explosif au sein de l’institution.
Face à l’impasse, les manifestants lancent un appel pressant au chef du gouvernement afin qu’il procède au remplacement de Gérald Remplais. Ils redoutent qu’en l’absence de mesures rapides, la crise ne conduise à une paralysie totale de l’AGD.
Une telle situation pourrait avoir des conséquences majeures sur les finances publiques. Les douanes représentant une source essentielle de revenus pour l’État haïtien, tout blocage prolongé risque d’aggraver davantage la fragilité économique du pays.
En attendant une éventuelle intervention des autorités, le climat demeure tendu, et rien n’indique pour l’instant une issue rapide à cette crise.



