La ministre de l’Intérieur, Faride Raful, a fermement condamné les actions controversées du maire de Dajabón, Santiago Riverón, aperçu en train d’interpeller des enfants haïtiens dans le cadre d’opérations d’expulsion. Selon les informations rapportées par le Listín Diario, la ministre a rappelé que seule la Direction générale des migrations (DGM) est légalement compétente pour intervenir dans les questions liées à l’immigration.
Faride Raful a souligné que toute action en dehors de ce cadre légal constitue une violation de la procédure. Elle a par ailleurs indiqué que 18 034 ressortissants haïtiens ont été récemment rapatriés, insistant sur le fait que ces opérations ont été menées « dans le respect des droits humains ».
Le maire Riverón, de son côté, a rejeté les critiques de la ministre. Il affirme qu’il poursuivra les arrestations de migrants haïtiens en situation irrégulière tant qu’aucune décision judiciaire ne l’en empêche. Il soutient qu’il ne procède pas lui-même aux expulsions, mais remet les personnes interpellées aux autorités compétentes, en particulier à la DGM et à la police municipale.
Cette déclaration intervient après une opération menée par le maire, à l’issue d’un ultimatum de cinq jours adressé aux migrants haïtiens. L’intervention s’est déroulée avec l’appui de la police locale et de la DGM, mais le nombre exact de migrants détenus lors de cette action reste inconnu.
Ces événements ravivent les tensions autour de la gestion de la migration haïtienne en République dominicaine, où les expulsions de masse suscitent régulièrement la controverse, notamment en ce qui concerne le respect des droits des personnes interpellées, en particulier les enfants.



