Un important rebondissement survient au sein du ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC). Ce mercredi 16 juillet, des agents de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) ont mis la main sur une somme de 1 225 500 gourdes en espèces, soigneusement cachée dans un coffre-fort situé à l’intérieur même du ministère. Cette découverte s’inscrit dans le cadre d’une enquête en cours depuis plus de six mois, portant sur des soupçons de corruption et de détournement de fonds publics.
Selon une note d’information officielle publiée par l’ULCC, la perquisition a été menée conformément aux articles 11 et 12 du décret du 8 septembre 2004 encadrant les actions de l’institution. Mandatés par le directeur général de l’ULCC, Me Hans Jacques Ludwig Joseph, des agents assermentés ont fouillé les bureaux du ministère, saisi des documents, des supports numériques et d’autres éléments de preuve jugés pertinents.
La somme retrouvée serait liée à un décaissement antérieur de 50 millions de gourdes alloué dans le cadre de la célébration de la fête du drapeau le 18 mai 2025. L’usage de ces fonds publics, désormais au centre des investigations, suscite des interrogations quant à leur gestion et leur traçabilité.
Cette découverte intervient dans un climat de tension, alors que la ministre des Sports fait déjà l’objet d’accusations publiques de fraude. Si son nom n’a pas encore été officiellement mentionné dans les procédures judiciaires en cours, plusieurs voix au sein de la société civile réclament des explications sur la gestion des finances publiques dans ce ministère.
En plus des perquisitions et des saisies, les enquêteurs, agissant comme officiers de police judiciaire, ont mis sous scellés le coffre contenant les espèces. D’autres auditions sont prévues, et l’affaire pourrait rapidement prendre une tournure judiciaire.
Dans sa communication, l’ULCC invite toute personne disposant d’informations utiles à se manifester en appelant le 5656 (numéro gratuit et confidentiel) ou en se rendant directement à son siège à Delmas 83.
L’institution réitère son engagement à œuvrer pour la transparence, la bonne gouvernance et l’intégrité dans la gestion des affaires publiques, affirmant que les responsabilités seront établies conformément à la loi.
Alors que l’opinion publique reste suspendue aux prochains développements, cette affaire pourrait marquer un tournant dans la lutte contre la corruption au sein des institutions publiques haïtiennes.



