Nouvelle journée de mobilisation à Mirebalais : la centrale de Péligre de nouveau visée

La société civile de Mirebalais annonce une nouvelle journée de mobilisation ce mardi, pour dénoncer l’inaction des autorités face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la commune. En plus de réclamer des actions concrètes contre les gangs armés, les organisateurs entendent boycotter à nouveau la centrale hydroélectrique de Péligre, dans le but de provoquer un black-out à Port-au-Prince et ainsi exercer une pression accrue sur le gouvernement de transition.

Selon les organisateurs, cette initiative vise à pousser les autorités à entreprendre de véritables opérations pour déloger les membres de la coalition criminelle « Viv Ansanm », responsable de nombreuses exactions à Mirebalais ces derniers mois. En effet, depuis l’installation du nouveau directeur départemental du Centre de la Police nationale d’Haïti (PNH), le commissaire divisionnaire Mackenzie Jacques, en remplacement de Délin Boyer, la situation ne s’est pas améliorée.

Les attaques des gangs se sont même intensifiées, notamment celles des groupes « Taliban » et « 400 Mawozo », affiliés à « Viv Ansanm ». Ils continuent de semer la terreur en pillant les biens des habitants, saccageant des institutions étatiques, des entreprises privées et même des banques commerciales. Le commissariat et la prison civile de Mirebalais ont été entièrement détruits lors des récentes offensives.

Zachary Exil, PDG de Radio Zaho FM, tire la sonnette d’alarme : « Si la PNH ne prend pas de mesures dans les heures à venir, plusieurs communes de la région métropolitaine de Port-au-Prince pourraient replonger dans l’obscurité ». Il rappelle que la centrale de Péligre avait déjà été mise hors service le 13 mai dernier par des citoyens en colère. Ce boycott, levé dix jours plus tard grâce à des promesses du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), pourrait être réinstauré faute d’actions concrètes sur le terrain.

Plus de deux mois après une attaque meurtrière ayant fait des dizaines de morts et provoqué le déplacement forcé de milliers de personnes, aucune intervention d’envergure n’a été menée pour sécuriser la zone du Bas-Plateau. Pour les Mirebalaisiens, le silence du pouvoir central face aux appels à l’aide est insupportable.

La mobilisation de ce 10 juin s’annonce donc déterminante. La société civile et des groupes d’autodéfense locaux entendent se faire entendre à tout prix pour exiger le rétablissement de la sécurité et la dignité dans leur commune.

À la une cette semaine

Delmas 60 : Amos FÉLIX appelle les autorités à...

Le journaliste Amos FÉLIX a adressé, le vendredi 22...

L’École des Médias mise sur l’innovation avec IMÉDIAS

Après s’être imposée comme l’une des références dans la...

L’abstinence ou l’utilisation de préservatif : deux approches pour...

Dans un monde où les maladies sexuellement transmissibles (MST)...

Ariana Milagro Lafond devient l’héroïne d’un jeu vidéo international

Une nouvelle page s’ouvre à la rencontre de l’influence...

Pourquoi il ne faut pas utiliser un écran lumineux...

À l’ère du numérique, il est devenu courant de...

Top des lectures

Related Articles

Popular Categories

spot_img