Cinq ex-militaires colombiens ont été transférés ce 19 novembre à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) dans le cadre d’un nouveau rebondissement majeur de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse. Les autorités haïtiennes ont confirmé que ces anciens militaires, déjà impliqués dans le dossier, devaient être auditionnés par des agents du FBI dépêchés pour l’occasion.
Selon l’avocate Me Nathalie Délisca, seule l’un d’entre eux, Edwin Enrique Blanquicet Rodriguez, a été entendu ce mardi. Son audition s’est déroulée par visioconférence, une modalité qui n’a pas encore été précisée mais qui suggère une coordination étroite entre les autorités haïtiennes et américaines.
Ces interrogatoires interviennent à la suite d’une requête formulée par James Solages, Antonio Intriago, Joseph Vincent et Christian Emmanuel Sanon, tous poursuivis aux États-Unis dans le cadre de l’affaire. Quatre ans après le drame qui a coûté la vie au président Moïse, ces nouvelles auditions pourraient permettre de lever des zones d’ombre persistantes et d’alimenter la recherche de la vérité autour d’un complot international encore mal élucidé.
Alors que le dossier a souvent avancé par à-coups, ce développement relance l’espoir d’un progrès concret dans l’enquête, à travers une collaboration renforcée entre Haïti et les autorités américaines. Les prochaines auditions des quatre autres ex-militaires colombiens devraient constituer une étape déterminante dans la compréhension du rôle exact joué par chacun des protagonistes dans l’exécution du crime.



