La Force de Répression des Gangs (FRG), placée sous le commandement du major-général mongol Erdenebat Batsuuri, a annoncé le lancement de ses premières opérations à Port-au-Prince le lundi 1er juin 2026. Cette nouvelle étape s’inscrit dans les efforts visant à combattre les groupes armés qui alimentent l’insécurité en Haïti depuis plusieurs années.
Selon les responsables de la FRG, les opérations initiales ciblent des objectifs précis et stratégiques afin de réduire l’influence des gangs armés et de créer les conditions nécessaires au rétablissement de l’autorité de l’État. L’objectif est de permettre aux institutions haïtiennes de reprendre progressivement le contrôle des territoires affectés et d’assurer une meilleure sécurité à la population.
La force a indiqué que ses activités seront progressivement étendues en fonction de l’augmentation de ses effectifs et de ses ressources. Elle affirme également vouloir adopter une approche systématique et transparente en informant régulièrement le public des actions entreprises sur le terrain.
À la tête de cette nouvelle structure se trouve le major-général Erdenebat Batsuuri, un officier mongol fort de plus de trente années d’expérience dans le commandement militaire ainsi que dans les opérations de maintien de la paix de l’Organisation des Nations unies.
L’annonce du lancement des opérations intervient alors que de nombreuses interrogations persistent quant aux différences entre la FRG et la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS), dirigée par le Kenya. D’après les informations disponibles, les deux structures présentent des différences importantes tant au niveau de leur organisation que de leur composition et de leurs objectifs opérationnels.
Contrairement à la MSS, principalement composée de policiers et d’agents des forces de l’ordre provenant de plusieurs pays partenaires, la FRG repose sur une force mixte d’environ 5 500 membres, dont la majorité est constituée de militaires spécialement formés pour les opérations de combat.
Le modèle adopté par la FRG se distingue également sur le plan logistique. Chaque contingent déployé arrive avec son propre équipement, déjà maîtrisé par ses membres, tant pour son utilisation que pour son entretien. Les contingents assurent également l’approvisionnement en pièces de rechange et le soutien technique nécessaire à leurs opérations. Selon les responsables de la mission, cette approche devrait permettre d’éviter certaines difficultés logistiques qui ont parfois affecté la MSS.
La FRG affirme que l’une de ses principales priorités est d’empêcher les groupes armés de considérer certaines zones du territoire haïtien comme des refuges. Si les premières opérations sont concentrées à Port-au-Prince et dans ses environs, la force indique qu’elle disposera à terme de la capacité d’intervenir dans l’ensemble du pays selon les besoins sécuritaires.
Parallèlement aux opérations de terrain, la mission travaille à la mise en place de centres de détention temporaires afin de faciliter le transfert rapide des personnes interpellées aux autorités haïtiennes compétentes.
Le lancement de ces opérations marque ainsi une nouvelle phase dans la lutte contre les gangs armés. Les autorités haïtiennes et leurs partenaires internationaux espèrent que cette initiative contribuera à restaurer durablement la sécurité et la stabilité dans le pays.



