La situation sécuritaire continue de se détériorer en Haïti, notamment dans la commune de Montrouis, où des groupes armés imposent désormais leur loi. Des gangs ont récemment bloqué la route nationale numéro 1 à hauteur de la zone, paralysant la circulation et accentuant l’isolement des populations.
Selon plusieurs habitants, ce sont les hommes armés eux-mêmes qui décident à quel moment les véhicules peuvent circuler ou non, instaurant un climat de peur permanent. Cette prise de contrôle de cet axe routier stratégique complique considérablement les déplacements et les activités économiques dans la région.
La violence a franchi un nouveau cap dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mars, lorsqu’un groupe d’individus lourdement armés, venus de Canaan, a attaqué la localité de Piatre, située à Montrouis. L’assaut a semé la terreur parmi les habitants, faisant plusieurs victimes et causant d’importants dégâts matériels.
D’après le maire de Montrouis, Blaise Élysée, plusieurs personnes ont été tuées lors de cette attaque attribuée au gang dénommé « Talibans », basé à Canaan. Les assaillants ont également incendié de nombreuses habitations, laissant des familles entières sans abri et plongées dans le désarroi.
Cette nouvelle flambée de violence illustre l’expansion inquiétante des groupes armés vers des zones jusque-là relativement épargnées. Elle met en évidence l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti, où les autorités peinent à contenir l’influence grandissante des gangs.
Face à la gravité de la situation, les habitants de Montrouis demandent une intervention urgente des autorités pour rétablir la sécurité et éviter que la violence ne s’étende.


