Véritable massacre survenu dimanche à Jean-Denis, dans le département de l’Artibonite, où une attaque d’une extrême violence a fait un bilan encore provisoire de plus de 70 morts, une trentaine de blessés et environ cinquante habitations réduites en cendres par des groupes armés.
Ce drame s’inscrit dans un contexte de détérioration continue de la sécurité dans la région. Selon le Collectif Défenseurs Plus et le Collectif pour Sauver l’Artibonite, la montée en puissance des gangs a contraint plus de 6 000 personnes à fuir leur domicile, aggravant la crise humanitaire.
Face à l’ampleur de la tragédie, l’absence de réaction des autorités suscite colère et incompréhension. Jusqu’à ce lundi matin, le chef du gouvernement intérimaire, au pouvoir depuis le 7 février, ne s’était toujours pas exprimé publiquement.
Dans ce contexte, Alix Didier Fils-Aimé, en sa qualité de chef du CSPN, est vivement critiqué. De nombreux habitants dénoncent une défaillance de l’État et estiment avoir été abandonnés, sans protection, face aux exactions des gangs.
Il faut souligner que ce drame n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une longue série de massacres perpétrés par des gangs à travers le pays, sans qu’une réponse concrète et durable de l’État ne soit mise en œuvre.



