Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire CSPJ a adopté, le mardi 10 février 2026, une résolution rappelant aux magistrats de la République leur obligation stricte de neutralité politique. À travers ce document, l’organe de régulation du pouvoir judiciaire insiste sur la nécessité de préserver l’indépendance et l’impartialité de la justice, piliers fondamentaux de l’État de droit.
S’appuyant sur les dispositions de la Constitution, du Statut de la magistrature ainsi que sur le guide de déontologie judiciaire, le CSPJ réaffirme que les juges, à tous les niveaux de juridiction, doivent s’abstenir de toute participation à des activités à caractère politique. Il leur est également interdit d’adopter des comportements ou des prises de position susceptibles de porter atteinte à la crédibilité et à la dignité de l’institution judiciaire.
La résolution précise que toute violation de ces obligations expose les contrevenants à des sanctions disciplinaires, conformément aux dispositions légales en vigueur. Le CSPJ entend ainsi envoyer un signal clair quant à sa volonté de faire respecter les principes d’indépendance et de réserve qui encadrent l’exercice de la fonction judiciaire.
Ce rappel intervient dans un contexte politique particulièrement sensible. L’une des propositions issues de l’initiative du 24 avril avait notamment avancé le nom du président de la Cour de Cassation, Jean Joseph Lebrun, comme nouveau chef de la transition. Cette éventualité a contribué à alimenter les débats sur le rôle et la posture des magistrats dans la conjoncture actuelle.
Par cette résolution, le CSPJ cherche visiblement à baliser le terrain et à réaffirmer la frontière entre engagement politique et responsabilité judiciaire, dans un climat où les institutions sont scrutées avec attention.



