Le Secrétaire général de l’Organisation des États Américains (OEA), Albert Ramdin, a réaffirmé, dans un communiqué de presse publié le lundi 9 février 2026, qu’il n’existe pas d’Exécutif bicéphale en Haïti durant la période de transition en cours. Selon l’OEA, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé demeure l’unique chef de l’Exécutif jusqu’à la mise en place des prochaines autorités.
S’appuyant sur la réunion consultative du 2 février et la déclaration conjointe du 4 février, le Secrétariat général de l’OEA rappelle que le mandat du Conseil présidentiel de transition a pris fin le 7 février 2026. En conséquence, et conformément à la Constitution haïtienne, le Premier ministre Didier Fils-Aimé et son cabinet sont appelés à diriger « la courte période intérimaire, ciblée et clairement orientée », précise le communiqué.
L’OEA souligne par ailleurs son engagement à maintenir un soutien international « continu, soutenu et coordonné » en faveur d’Haïti, tant durant cette phase transitoire définie qu’au-delà, dans l’objectif de favoriser la stabilité institutionnelle et la poursuite du processus politique.
Cette position de l’OEA est toutefois loin de faire l’unanimité sur la scène politique nationale. Plusieurs partis et regroupements politiques contestent la présence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à la tête de l’Exécutif, estimant qu’il a perdu toute légitimité depuis la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition. Ces acteurs appellent à de nouvelles modalités de gouvernance intérimaire, ravivant ainsi les tensions autour de la conduite de la transition.


