En 2025, la situation des droits humains en Haïti s’est profondément détériorée, plongeant le pays dans une violence généralisée qui affecte des milliers de civils. Selon les rapports les plus récents, plus de 5 900 personnes ont été tuées et 2 700 blessées au cours de l’année, dont 1 500 victimes recensées au seul dernier trimestre.
Les gangs armés, responsables d’environ un tiers de ces victimes, continuent de terroriser la population à travers des meurtres, des enlèvements, des violences sexuelles et l’exploitation d’enfants. Les zones les plus touchées incluent Port-au-Prince ainsi que certaines régions rurales, où les habitants vivent dans un climat permanent de peur. Parmi les victimes de violences sexuelles, plus de 300 femmes et filles ont été recensées au cours des trois derniers mois de l’année, certaines âgées à peine de dix ans.
Les forces de l’ordre, parfois appuyées par des drones, sont également impliquées dans la crise. Elles ont été responsables de plus de 62 % des morts et blessés, incluant des civils. Des cas d’exécutions sommaires attribuées à la police ont été signalés, aggravant encore la situation et la défiance envers les institutions de sécurité.
Face à cette détérioration dramatique des droits humains, l’ONU appelle la communauté internationale à renforcer la protection des populations civiles, à lutter contre l’impunité et à maintenir Haïti au centre de l’attention mondiale. Selon l’organisation, des mesures urgentes sont nécessaires pour stopper le cycle de violence et offrir une protection minimale aux citoyens haïtiens.
La situation en Haïti illustre la fragilité d’un État où l’insécurité, la pauvreté et l’absence de gouvernance se combinent pour créer un environnement extrêmement dangereux, en particulier pour les femmes, les enfants et les populations les plus vulnérables.



