Face à l’aggravation continue de la crise en Haïti, l’attention se tourne de nouveau vers l’Organisation des États américains (OEA), pressentie pour jouer un rôle central dans le rétablissement de l’ordre. Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, s’exprimant devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat des États-Unis le 20 mai, a plaidé pour une intervention rapide et coordonnée à travers une nouvelle mission multinationale.
« La situation sécuritaire en Haïti risque de s’aggraver si aucune mesure n’est prise pour freiner l’action des groupes armés », a averti le chef de la diplomatie américaine, soulignant l’urgence d’une réponse forte de la part de la communauté régionale. Selon un rapport de l’agence EFE, Marco Rubio prévoit de demander officiellement à l’OEA de prendre la tête de cette force, qui serait composée de pays membres de l’organisation hémisphérique.
La mission aurait pour objectif de répondre aux multiples crises notamment sécuritaire et humanitaire qui plongent le pays dans un chaos grandissant. Rubio a mis en garde contre un effondrement imminent si des mesures concrètes ne sont pas prises dans les plus brefs délais.
Haïti fait face depuis plusieurs années à une recrudescence de la violence des gangs, paralysant les institutions et aggravant la détresse d’une population déjà éprouvée. Dans ce contexte, la pression s’intensifie sur la communauté internationale pour qu’elle propose une solution concertée et durable.
Alors que les discussions diplomatiques se multiplient, l’appel de Marco Rubio pourrait redéfinir le rôle de l’OEA en tant qu’acteur majeur dans la gestion de cette crise régionale, aux implications humanitaires et sécuritaires considérables.



