Une opération des forces de l’ordre a permis de neutraliser l’un des chefs de gang les plus redoutés du pays, connu sous le nom de Tap Tap. Selon une source policière, ce dernier a été abattu samedi dernier lors d’un affrontement direct avec des membres de la Police Nationale d’Haïti (PNH) à Carrefour-Feuilles, une zone particulièrement affectée par l’activité criminelle.
L’intervention s’est déroulée après qu’une dizaine de membres du gang Team Asansè, dirigé par Renel Destina alias Ti Lapli, opérant dans la région de Grand-Ravine, ait été confrontée à la PNH. Ces individus, à bord de deux blindés et arborant des cagoules, patrouillaient dans le quartier de Carrefour-Feuilles et ses environs. Un violent échange de tirs a éclaté après que ces criminels aient commis un cambriolage dans un secteur de la zone désertée.
Au cours de l’affrontement, neuf membres du gang, dont Tap Tap, ont perdu la vie. Cette action est un coup dur pour la coalition criminelle Viv Ansanm, qui est impliquée dans des guerres de territoires incessantes pour contrôler les quartiers de la capitale.
L’opération de la PNH s’inscrit dans un contexte où les autorités haïtiennes ont intensifié leurs efforts pour démanteler les groupes armés responsables de nombreuses violences dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince et ses environs.
Cette intervention survient alors que le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a présenté vendredi dernier son rapport annuel sur la situation en Haïti. Le rapport fait état de la violence croissante des gangs entre juillet 2024 et février 2025, ayant causé la mort de 4239 personnes et fait 1356 blessés. Ce bilan accablant souligne l’urgence de renforcer le soutien aux forces de sécurité nationale pour restaurer la paix dans un pays de plus en plus en proie à des bandes armées.
Le rapport des Nations Unies a également révélé que près de 1000 armes à feu appartenant à la PNH ont été détournées au cours des 4 dernières années. Des informations crédibles indiquent que certains policiers auraient participé à la vente d’armes sur le marché noir, contribuant ainsi à l’escalade de la violence.