Appel à un « mercredi noir » en réponse à l’insécurité grandissante

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Le mercredi 2 avril 2025 pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre l’insécurité grandissante qui frappe la région métropolitaine de Port-au-Prince. Samuel, chef de la brigade du Canapé-Vert et membre de l’Unité de Sécurité de la Garde Palais National (USGPN), a lancé un appel pressant à un soulèvement général pour dénoncer la passivité des autorités gouvernementales et du Conseil présidentiel de transition (CPT) face à la montée de la violence.

Dans une note vocale largement diffusée sur les plateformes sociales, Samuel a annoncé un « mercredi noir » sur l’ensemble de la capitale, où des manifestations et des actions de protestation seront organisées pour faire entendre la voix de la population face à l’incapacité apparente des autorités à rétablir l’ordre. D’un ton ferme, il a déclaré : « Nous sommes prêts à tout. Nous allons montrer aux autorités que le peuple est tout puissant. C’est le moment ou jamais pour la population d’utiliser tous les moyens qui sont à sa disposition en vue de faire entendre leurs revendications. »

Samuel a réaffirmé son engagement à soutenir toutes les zones de la capitale dans leur lutte contre l’insécurité, en soulignant que « la bataille continue, et nous ne ferons pas machine arrière ». Il a exprimé son mécontentement face à ce qu’il considère comme une inaction du gouvernement face à la crise sécuritaire, soulignant que la situation a atteint un point de non-retour, nécessitant une réponse radicale et immédiate.

Les autorités gouvernementales n’ont pas encore réagi publiquement à cette annonce, mais la perspective d’un soulèvement à grande échelle soulève de vives inquiétudes. La capitale haïtienne est déjà en proie à une insécurité grandissante, avec des bandes armées qui sévissent dans plusieurs quartiers, menant des attaques de plus en plus fréquentes contre les civils, les forces de l’ordre et les infrastructures publiques. La situation économique et sociale est également en déclin, exacerbant le mécontentement populaire.

Dans ce contexte, l’appel de Samuel pourrait mobiliser un large éventail de citoyens frustrés par la gestion de la crise par le CPT. Les manifestants pourraient se joindre à des rassemblements et des blocages de routes pour dénoncer la mauvaise gestion de l’insécurité et demander des actions concrètes pour rétablir la paix dans le pays.

Le risque d’escalade de la violence est élevé, et les autorités devront rapidement trouver une solution pour éviter un embrasement généralisé. La situation à Port-au-Prince et dans d’autres régions du pays reste très volatile, et les événements de ce mercredi 2 avril pourraient marquer un tournant majeur dans la lutte pour la sécurité et la justice en Haïti.

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