Des milliers de résidents des quartiers de Campêche et Baryajou, situés à proximité de Turgeau et Carrefour-Feuilles, ont été contraints de fuir leurs maisons ce mercredi 26 mars 2025 après une violente incursion des membres du regroupement criminel « Viv Ansanm ». Cette offensive, qui dure depuis plus de 48 heures, a semé la terreur dans ces zones déjà fragilisées par des activités criminelles incessantes.
Selon des témoignages recueillis sur place, les membres de ce gang ont incendié plusieurs maisons, laissant les habitants dans une détresse totale. La violence de l’attaque a créé une situation d’urgence pour les résidents qui se sont vu contraints de quitter précipitamment leurs foyers pour échapper aux flammes et à l’intimidation des bandits.
Le sentiment d’angoisse est palpable parmi les citoyens, qui se sont exprimés, pour la plupart, dans une colère profonde. Nombreux sont ceux qui réclament la démission du gouvernement, qu’ils accusent d’être incapable de protéger la population face à l’augmentation des actes criminels. « Nous sommes abandonnés, notre sécurité est entre les mains de ces malfrats. Il est temps que ce gouvernement prenne ses responsabilités », a déclaré un habitant de Campêche, visiblement ébranlé par les événements.
Dans leur fuite, de nombreux résidents se dirigent vers d’autres zones jugées plus sûres, comme Delmas, Pétion-Ville, Canapé-Vert, et même Lalue et Turgeau. Ces zones sont perçues par certains comme des symboles de résistance face à l’offensive des gangs. Certains habitants, à la recherche d’un abri temporaire, emportent avec eux des bagages jugés essentiels, notamment des documents importants et quelques effets personnels.
L’avenue John Brown (Lalue) et l’avenue Jean Paul II (Turgeau) ont été témoins de scènes de panique, avec des milliers de personnes se rendant vers ces lieux dans l’espoir de trouver un refuge face à la violence qui dévaste leurs quartiers. Des embouteillages ont été signalés, rendant l’évacuation encore plus chaotique.
Dans un contexte de crise prolongée, la situation à Campêche et Baryajou soulève de nombreuses questions sur l’efficacité des stratégies de sécurité du gouvernement. L’incursion de « Viv Ansanm » n’est que l’un des nombreux actes de violence qui secouent le pays depuis plusieurs mois. La peur d’une escalade des affrontements devient de plus en plus tangible à mesure que les gangs prennent de plus en plus d’ampleur.
Si la fuite des habitants vers des zones supposées plus sûres pourrait apporter un répit temporaire, la solution à long terme reste incertaine. La population attend désormais des mesures concrètes et efficaces pour endiguer cette vague de violence et redonner à Haïti la paix et la sécurité qu’elle mérite.