Le ministère américain de l’Intérieur (DHS) a annoncé, ce mardi 25 mars, la fin officielle du programme humanitaire parole, aussi connu sous le nom de « programme Biden ». Ce programme avait été instauré sous l’administration de Joe Biden pour permettre à un nombre limité de migrants en situation irrégulière de séjourner temporairement aux États-Unis pour des raisons humanitaires. Ce programme concernait principalement des migrants provenant de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, dont Haïti, Cuba, le Nicaragua et le Venezuela, offrant à ces personnes un répit face à des conditions de vie difficiles dans leurs pays d’origine.
La décision de mettre fin à ce programme a été prise par l’administration Trump, bien que sa mise en œuvre se fasse sous l’administration Biden. Les autorités américaines ont précisé que les bénéficiaires de cette mesure devront quitter le territoire américain avant l’expiration de leur libération conditionnelle. Selon les chiffres officiels, ce sont environ 532 000 personnes qui sont directement affectées par cette décision. Une échéance qui soulève de nombreuses inquiétudes concernant l’avenir de ces migrants, notamment ceux qui n’ont aucune autre base légale pour rester aux États-Unis.
Les opposants à cette décision soulignent que la fin du programme parole pourrait mener à des expulsions massives et aggraver la crise humanitaire des migrants, particulièrement pour ceux venant de pays où la situation politique et économique reste fragile. Les défenseurs des droits des migrants dénoncent l’impact négatif sur les familles et les enfants concernés, pour qui l’incertitude quant à l’avenir est désormais plus grande. D’autant plus que ces migrants, souvent en quête de sécurité et de meilleures conditions de vie, se retrouvent face à des obstacles administratifs de plus en plus complexes.
Cette décision soulève de nombreuses questions quant à l’avenir des migrants concernés et pourrait exacerber les tensions politiques autour de la gestion de l’immigration dans un contexte où de nombreux pays sont déjà confrontés à des crises internes majeures.