La Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a décidé de prolonger l’interdiction de vol des compagnies aériennes américaines vers l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince jusqu’au 8 septembre 2025. Cette prolongation survient dans un contexte préoccupant, où les travaux de sécurisation de l’aéroport, pourtant cruciaux, n’ont toujours pas commencé, malgré une échéance fixée au 28 mars 2025.
Depuis l’annonce de cette mesure, les voyageurs et les compagnies aériennes continuent de faire face à d’importantes difficultés. L’interdiction de vol imposée par la FAA est le fruit de préoccupations relatives à la sécurité de l’aéroport, jugée insuffisante pour accueillir les vols internationaux, notamment ceux en provenance des États-Unis. Le respect des normes de sécurité exigées est devenu une condition sine qua non pour garantir la reprise des vols commerciaux, mais les retards dans les travaux de mise à niveau des infrastructures aéroportuaires créent une incertitude persistante quant à la situation à venir.
Un aéroport à la dérive sans travaux de sécurisation
L’aéroport Toussaint Louverture, principal point d’entrée aérien en Haïti, est désormais dans une situation précaire. La non-réalisation des travaux de sécurisation met en péril non seulement les vols internationaux, mais aussi l’avenir de l’aéroport. En effet, sans ces travaux, l’aéroport pourrait se retrouver totalement isolé, ce qui compliquerait encore plus les efforts pour relancer l’économie haïtienne et améliorer les conditions de voyage et de transport pour la population locale.
Les autorités haïtiennes sont sous pression pour répondre aux exigences de la FAA et des autres acteurs internationaux, mais les défis logistiques et financiers restent de taille. La mise en œuvre des travaux reste incertaine, et sans progrès tangibles, l’aéroport risque de perdre toute connexion avec l’extérieur.
Les compagnies aériennes bloquées par l’absence de couverture d’assurance
Outre l’aspect sécuritaire, un autre facteur bloque la reprise des vols commerciaux. Aucune compagnie d’assurance ne semble prête à couvrir les avions commerciaux atterrissant à Port-au-Prince dans les conditions actuelles. Cette situation empêche, par exemple, la compagnie aérienne Sunrise Airways de reprendre ses vols vers la capitale haïtienne, privant ainsi les voyageurs de l’une des options principales pour rejoindre Haïti depuis la région.
Ce manque de couverture d’assurance s’explique par les préoccupations croissantes liées à la sécurité des infrastructures et des services aéroportuaires. Les assurances exigent un certain niveau de fiabilité et de sécurité avant de couvrir des risques, et tant que les travaux nécessaires à la mise en conformité de l’aéroport ne seront pas réalisés, les assureurs ne prendront pas le risque de couvrir les compagnies aériennes.
L’impact de cette interdiction prolongée dépasse le simple cadre des vols commerciaux. L’économie haïtienne, déjà fragilisée par des crises successives, risque de subir de lourdes pertes supplémentaires. Le secteur du tourisme, la diaspora haïtienne et les entreprises locales qui dépendent