Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a présenté ce lundi 24 février son bilan de 100 jours à la tête du gouvernement, mais la rétrospective de son action ne reflète guère des avancées concrètes. En effet, bien que le chef du gouvernement ait abordé plusieurs questions cruciales, telles que l’organisation du référendum et des élections, ces annonces n’ont pas été accompagnées de solutions tangibles pour répondre à la crise de l’insécurité qui frappe le pays.
L’un des points les plus abordés par Fils-Aimé fut la nécessité d’organiser un référendum constitutionnel et des élections, des sujets récurrents depuis de nombreux mois. Toutefois, le Premier ministre n’a pas précisé de manière concrète comment son gouvernement entendait résoudre la grave problématique de l’insécurité, qui paralyse les institutions et rend la vie quotidienne de plus en plus difficile pour les Haïtiens. Les gangs armés continuent d’étendre leur pouvoir, tandis que la Police Nationale d’Haïti (PNH) peine à assurer la sécurité dans le pays, contribuant à une situation chaotique.
Entre-temps, la situation générale du pays continue de se détériorer à grande vitesse. Le nombre de déplacés internes, conséquence directe de la violence des gangs et de l’instabilité générale, a explosé, et de nombreux Haïtiens se retrouvent sans abri, sans ressources et sans aide humanitaire suffisante. La population, déjà fragilisée par des années de crise, s’enfonce davantage dans la précarité, et les conditions de vie se détériorent chaque jour un peu plus.
Le bilan présenté par le Premier ministre, loin de rassurer, laisse de nombreuses questions sans réponse. L’absence de mesures concrètes et d’actions visibles sur le terrain soulève des inquiétudes quant à la capacité de son gouvernement à faire face aux défis urgents auxquels Haïti est confrontée. La population, désillusionnée par des promesses non tenues, attend de réelles solutions à la crise sécuritaire et sociale qui frappe le pays.
Alors que la crise humanitaire s’aggrave, l’absence d’un plan d’action clair et efficace face à l’insécurité, combinée à l’inefficacité des institutions, risque de miner encore davantage la confiance de la population envers ses dirigeants. Les attentes sont grandes, mais les actions sur le terrain, elles, se font toujours attendre.