À Port-au-Prince comme dans les campagnes isolées, dans les quartiers démunis ou dans les grandes villes, les Haïtiens s’efforcent contre vents et marées de survivre dans des conditions inimaginables. Avec moins de 1 dollar US par jour pour vivre, sans sécurité sociale, sans accès garanti à des soins de santé ni protection économique, les filles et fils de Dessalines luttent au quotidien pour une vie de grappillage.
Bien qu’elle ait une histoire féerique, Haïti affronte une légion de crises systémiques : une inflation galopante, un taux de chômage élevé et un secteur public rongé par la corruption. Les infrastructures sont pratiquement inexistantes, sans compter les problèmes sanitaires graves.
La classe moyenne est en voie de disparition, étouffée par un système qui favorise les privilégiés et abandonne les plus vulnérables. Les entreprises privées, parfois sans réglementations strictes, imposent des prix exorbitants pour des biens de première nécessité, laissant les consommateurs sans alternative.
Selon les derniers rapports de l’ONU, près de 60 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, et 4,7 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire aiguë. Le système de santé, déjà fragile, est en proie à des ruptures de stock de médicaments essentiels et à des manques de matériels. Les établissements scolaires, souvent en grève ou sous-financés, peinent à offrir une éducation de qualité.
La vie quotidienne en Haïti est marquée par une insécurité omniprésente. Les gangs armés prolifèrent, souvent avec la complaisance des élites politiques et mêmes de certains membres des forces de l’ordre. Les citoyens vivent sous la menace constante d’enlèvements, de violences et de violations des droits humains, malgré les garanties inscrites dans la Constitution haïtienne et la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Dans ce contexte, chaque Haïtien honnête et paisible est un héros du quotidien. Que ce soit le marchand de rue qui brave les défis de l’insécurité, ou le parent qui travaille sans relâche pour envoyer ses enfants à l’école malgré un système éducatif dysfonctionnel, chaque acte de survie est un exploit.
Malgré tout, le peuple haïtien demeure un symbole de courage et de détermination. Il ne se contente pas de survivre ; ils trouvent des moyens de créer, d’innover et de résister, même dans les conditions les plus difficiles. En Haïti, chaque jour est un combat. Cela mérite non seulement l’admiration, mais aussi un engagement mondial à soutenir cette nation dans sa quête de justice et de paix.