Justin Trudeau, Premier ministre démissionnaire du Canada, a fermement répondu le mardi 7 janvier aux déclarations provocatrices du président américain élu, Donald Trump, concernant l’idée de faire du Canada le 51e État des États-Unis. « Jamais, au grand jamais, le Canada ne fera partie des États-Unis », a affirmé Trudeau, démentant une proposition qui ne cesse de faire polémique depuis que Trump a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une fusion entre les deux nations nord-américaines.
Dans une série de déclarations, Trump, qui prendra ses fonctions à la Maison Blanche le 20 janvier, a alimenté les discussions sur un éventuel rapprochement, allant jusqu’à qualifier le Premier ministre canadien de « gouverneur Trudeau ». Cette allusion à un titre de dirigeant d’État américain a suscité une vive réaction à Ottawa, où Trudeau, encore en fonction malgré les récents appels à la démission, a assuré que le Canada préserverait son indépendance et son statut souverain.
Les tensions sont exacerbées par l’influence croissante de Trump, qui a maintes fois exprimé ses intentions de redéfinir les relations internationales, notamment avec ses voisins. Bien que ses déclarations aient souvent été perçues comme des provocations, elles n’ont pas manqué de diviser les opinions au sein de la classe politique canadienne. De nombreux analystes estiment que ces commentaires reflètent les ambitions expansionnistes de Trump, tout en mettant à l’épreuve les relations diplomatiques et économiques entre les deux pays.
Le gouvernement canadien, quant à lui, a réaffirmé son engagement envers ses valeurs démocratiques et ses alliances internationales. « Le Canada n’a jamais eu l’intention de renoncer à son indépendance », a réitéré Trudeau, soulignant que la stabilité et la coopération avec les États-Unis restaient des priorités, mais dans un cadre respectueux des identités nationales respectives.
Alors que Trump s’apprête à entrer en fonction, la scène politique nord-américaine est à l’aube de nouveaux bouleversements. Le défi pour Trudeau et son gouvernement sera de maintenir un équilibre délicat, tout en préservant les intérêts et la souveraineté du Canada face à un voisin dont les ambitions semblent se réinventer sous la présidence de Trump.